Nos réseaux
Plus
CalendrierClassementLeadersStats avancéesJoueursÉquipesNos réseaux
Tous les articles
Coupe du Monde 2026

Les Bleues écrasent le Nigéria et terminent leur phase de groupes sur un record

Déjà qualifiée pour les quarts de finale, l’Équipe de France n’a laissé aucune chance au Nigéria pour son dernier match de poule. Sérieuses dès les premières possessions, impressionnantes d’adresse et toujours aussi agressives défensivement, les Bleues se sont largement imposées (111-56). Une rencontre qui leur aura également permis de travailler plusieurs situations avant le début des matchs à élimination directe.

EuroStep_FR7 septembre 2026
Les Bleues écrasent le Nigéria et terminent leur phase de groupes sur un record

Cette fois, les Bleues n’ont pas attendu

Après deux rencontres durant lesquelles elles avaient eu besoin de quelques minutes pour véritablement trouver leur rythme, les Françaises ont cette fois immédiatement imposé leurs conditions. Face à l’intensité proposée par le Nigéria, qui cherchait notamment à repousser les Bleues loin de la ligne à trois points, la France a répondu par de la patience et une excellente circulation du ballon.

Les décalages sont rapidement apparus et les tirs ouverts avec. Après seulement trois minutes, les Françaises avaient déjà inscrit trois paniers derrière l’arc et menaient 11-3. Un premier avertissement avant une démonstration collective.

La profondeur du groupe a, une nouvelle fois, permis de maintenir le rythme. Marine Johannès et Pauline Astier ont immédiatement apporté en sortie de banc, tandis que la France continuait de déplacer la défense nigériane jusqu’à trouver la meilleure option disponible.

Contrairement aux matchs face à la Hongrie et à la Corée du Sud, il n’y aura donc pas eu de véritable période de chauffe. Après dix minutes, les Bleues avaient déjà pris une sérieuse option sur la rencontre (31-13).

L’équipe de France féminine face au Nigéria lors de la Coupe du Monde 2026

Une attaque française presque impossible à contenir

C’est surtout la qualité offensive proposée pendant les trente premières minutes qui aura marqué cette rencontre. Sur demi-terrain, secteur que Jean-Aimé Toupane souhaitait notamment travailler, la France a multiplié les bonnes lectures : circulation rapide, exploitation des mismatchs et patience pour attendre que la défense offre une ouverture.

Le Nigéria a tenté de modifier ses couvertures, alternant notamment zone, zone press et défense individuelle. Sans davantage de réussite. Les Bleues ont constamment trouvé une réponse et, lorsqu’elles pouvaient récupérer le ballon, leur jeu de transition continuait de faire des dégâts.

À la pause, la France menait déjà 65-26, avec 60 % de réussite au tir, 56 % derrière l’arc et 17 passes décisives. Elle n’avait surtout perdu que quatre ballons en vingt minutes, contre quinze pour son adversaire.

La seule interrogation concernait alors l’alternance offensive. Les Bleues se sont beaucoup appuyées sur leur adresse extérieure, parfois au détriment du jeu intérieur. Difficile toutefois de véritablement le leur reprocher tant les tirs étaient ouverts et correctement construits.

Les Bleues en attaque face au Nigéria lors de la Coupe du Monde 2026

Un record derrière l’arc

Le troisième quart-temps a confirmé la tendance. Défense agressive, ballons récupérés et attaques rapidement conclues : la France a continué de dérouler jusqu’à porter son avance à 56 points (95-39) après trente minutes.

L’adresse extérieure française a fini par prendre une dimension historique. Avec 22 paniers à trois points inscrits sur 40 tentatives (55 %), les Bleues établissent un nouveau record sur un match de Coupe du Monde, dépassant les 20 réussites du Japon, marque établie seulement trois jours auparavant.

Cette performance n’a rien d’un exploit individuel isolé. Gabby Williams termine avec 25 points à 6/8 derrière l’arc, Janelle Salaün ajoute 19 points avec quatre paniers primés, Marine Johannès inscrit 17 points à 5/9 à trois points et Migna Touré en ajoute 16 avec un 4/5 extérieur.

La France termine également avec 29 passes décisives, nouvelle illustration d’une attaque où le ballon n’a cessé de circuler.

Les joueuses de l’équipe de France lors de leur victoire face au Nigéria

Quelques détails à corriger avant les quarts

Tout n’a pourtant pas été parfait. Les Bleues ont notamment laissé 13 rebonds offensifs au Nigéria, offrant plusieurs possessions supplémentaires à une équipe pourtant largement dominée. Un secteur qui pourrait coûter davantage face à des adversaires capables de mieux exploiter ces secondes chances.

Le relâchement observé dans le dernier quart-temps était, lui, presque inévitable avec un match déjà décidé depuis longtemps. Jean-Aimé Toupane en a profité pour répartir très largement les minutes : aucune Française n’a joué plus de 21 minutes, et l’ensemble des douze joueuses est entré sur le parquet.

Plus important encore, cette rencontre aura offert au staff français un véritable laboratoire. Défense de zone, attaque face à différentes organisations défensives, jeu placé ou transition, les Bleues ont pu travailler plusieurs configurations tout en conservant une maîtrise totale du match.

L’équipe de France féminine lors du match face au Nigéria

Place aux choses sérieuses

Avec cette victoire 111-56, l’équipe de France boucle donc sa phase de groupes avec trois succès en trois rencontres et une nouvelle démonstration offensive.

Après la Hongrie et la Corée du Sud, les Bleues ont encore franchi un cap dans la qualité de leur prestation, avec cette fois trente minutes de très haut niveau et une entame enfin totalement maîtrisée.

La phase de groupes est désormais terminée. La prochaine rencontre aura lieu jeudi en quart de finale, avec un adversaire encore à déterminer parmi Porto Rico, l’Italie et la Chine.

Et après trois matchs largement remportés, une nouvelle compétition commence désormais pour les Bleues.

EuroStep_FR