Une première mi-temps qui satisfait pleinement les Bleues
La prestation française avait de quoi satisfaire Jean-Aimé Toupane. Après quelques minutes nécessaires pour entrer dans la rencontre, les Bleues ont rapidement pris le contrôle grâce à leur agressivité défensive et leur capacité à courir. Une domination particulièrement nette avant la pause, atteinte avec 41 points d’avance (61-20).
Un visage que le sélectionneur souhaite retenir de cette première sortie.
La première mi-temps a vraiment été excellente. Nous avons donné le ton, défensivement comme offensivement. Cela nous a permis de prendre confiance.
Même constat du côté de Valériane Ayayi, particulièrement satisfaite du travail réalisé sans ballon.
Nous avons fait une première mi-temps très solide. En deuxième, nous nous sommes un peu relâchées, nous étions moins précises et moins constantes. Mais je suis vraiment fière de notre défense. Je pense que nous avons réalisé un match très solide.
La baisse de régime observée au retour des vestiaires n’a d’ailleurs pas particulièrement inquiété le sélectionneur. Avec un match déjà largement maîtrisé et de nombreuses rotations, maintenir le même niveau d’intensité pendant quarante minutes représentait forcément un défi.
Ce genre de match est très difficile pour les joueuses, parce qu’il faut réussir à conserver le même niveau pendant toute la rencontre.
Le sélectionneur retenait avant tout l’essentiel : commencer la compétition par une victoire.
Des automatismes encore à retrouver
Malgré cette entrée en matière réussie, le discours français est loin d’être triomphaliste. Pour Ayayi, les Bleues disposent encore d’une importante marge de progression, notamment dans leur capacité à retrouver les automatismes qui avaient fait leur force lors de leurs précédentes campagnes.
La préparation très courte de l’équipe de France et les situations différentes des joueuses, notamment celles qui arrivent de WNBA, expliquent en partie le manque de rythme encore perceptible sur certaines séquences.
Il faut simplement retrouver notre rythme. À un moment, on se parlait sur le terrain et on se disait que notre préparation avait vraiment été courte. Nous arrivons avec des rythmes différents, notamment avec la WNBA. Il faut retrouver nos automatismes en tant qu’équipe.
Un constat qui n’empêche pas l'ailière française de tirer un bilan positif de cette première rencontre. Malgré quelques pertes de balle qu’elle juge évitables, la France a déjà montré une grande partie de ce qui doit constituer son identité dans cette Coupe du Monde : de l’intensité défensive, une volonté permanente de se projeter et un collectif capable d’impliquer l’ensemble de son effectif.
« Chaque match est une finale »
Au-delà de cette première victoire, Jean-Aimé Toupane refuse toutefois de se projeter trop loin. Interrogé sur la suite de la compétition et l’objectif de terminer en tête du groupe, le sélectionneur a réaffirmé la ligne directrice transmise à ses joueuses : avancer rencontre après rencontre.
La principale chose que j’ai dite aux filles, c’est que nous allons prendre les matchs les uns après les autres. Pour nous, chaque match est une finale.
Une approche que le sélectionneur veut accompagner de deux principes tout au long de la compétition : rester humble et respecter chaque adversaire.
Après une première sortie largement maîtrisée, les Bleues ont donc rempli leur première mission. Si leur première période a déjà donné un aperçu du niveau que cette équipe peut atteindre, le staff français sait également que les exigences augmenteront au fil de la compétition. Une victoire pour lancer le Mondial, quelques repères supplémentaires retrouvés, et déjà l’attention tournée vers le prochain rendez-vous.
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