Qui a été le meilleur joueur de l'EuroLeague en 2025-2026 ? Entre domination individuelle, régularité et performances dans les grands rendez-vous, EuroStep_FR a établi son classement des dix joueurs qui ont le plus marqué la saison européenne.
Le MVP de saison régulière, les récompenses individuelles ou encore le titre de champion d'Europe permettent chaque année de distinguer les meilleurs joueurs du continent. Mais que donnerait une récompense unique, à l'image du Ballon d'Or dans le football, qui prendrait en compte l'intégralité de la saison ? Des premières journées jusqu'au Final Four, chaque performance compte, tout comme le parcours collectif et l'influence exercée sur son équipe.
Pour cette première édition imaginée par EuroStep_FR, dix joueurs ont été retenus. Dix profils différents, entre meneurs créateurs, scoreurs polyvalents et intérieurs dominants, qui ont chacun laissé leur empreinte sur l'exercice 2025-2026. Certains ont porté leur équipe pendant des mois, d'autres ont accompagné les plus beaux parcours européens. Voici notre classement, de la dixième place jusqu'au Ballon d'Or.
10e — Mike James (AS Monaco)
À 36 ans, Mike James continue de figurer parmi les références offensives du basket européen. Le meneur de l'AS Monaco a encore réalisé une saison de premier plan, avec 16,4 points, 6,5 passes décisives et 3,5 rebonds de moyenne en 39 rencontres. Toujours capable de créer son propre tir comme de mettre ses partenaires dans les meilleures dispositions, l'Américain a conservé un rôle central dans le jeu monégasque. Sa capacité à provoquer des fautes, à contrôler le rythme et à prendre ses responsabilités dans les moments difficiles reste l'une de ses principales forces.
Collectivement, la saison européenne de Monaco n'a toutefois pas connu la conclusion espérée. Après une qualification pour les playoffs, la Roca Team a été éliminée par l'Olympiacos en trois rencontres, sans parvenir à retrouver le Final Four. Une sortie prématurée qui pèse dans le bilan de Mike James, malgré ses performances individuelles. Sa présence à la dixième place récompense une nouvelle campagne de haut niveau, sans masquer la déception du parcours collectif.

9e — Mfiondu Kabengele (Dubai Basketball)
Pour la première saison de Dubai Basketball en EuroLeague, Mfiondu Kabengele s'est rapidement imposé comme l'une des attractions de la compétition. L'intérieur canadien a terminé l'exercice avec 14,2 points, 6,1 rebonds et 1,2 passe décisive de moyenne, en seulement 22 minutes par rencontre. Puissant près du cercle, particulièrement actif au rebond offensif et capable de s'écarter pour tirer à trois points, il a apporté une dimension physique essentielle à sa formation.
Malgré ses performances, Dubai n'a pas réussi à se qualifier pour les phases finales, terminant sa première campagne européenne hors du top 10. Cette absence des grands rendez-vous limite naturellement sa candidature face aux joueurs ayant poursuivi leur saison jusqu'en mai. Elle n'efface cependant pas l'impression laissée par Kabengele, qui a immédiatement démontré sa capacité à peser face aux meilleurs intérieurs du continent. Une première saison d'EuroLeague suffisamment convaincante pour intégrer notre Top 10.

8e — Dan Oturu (Hapoel Tel-Aviv)
Dan Oturu a été l'un des hommes forts de la première saison de l'Hapoel Tel-Aviv en EuroLeague. L'intérieur américain a compilé 13,9 points, 5,7 rebonds et 0,8 passe décisive de moyenne en 42 rencontres, avec une efficacité remarquable près du panier. Sa mobilité, sa puissance et sa capacité à terminer les actions au-dessus du cercle en ont fait une menace permanente. Sans nécessairement monopoliser les possessions, il a su convertir les occasions créées par ses coéquipiers et donner à l'Hapoel une présence intérieure particulièrement précieuse.
Pour son arrivée dans l'élite européenne, le club israélien a réussi à terminer sixième de la saison régulière, avec un bilan de 23 victoires pour 15 défaites. L'aventure s'est néanmoins arrêtée en quarts de finale, face au Real Madrid, après une série perdue 3-1. Oturu aura été l'un des principaux artisans de ce parcours, aux côtés d'Elijah Bryant. Son huitième rang récompense une saison pleine, au cours de laquelle il s'est affirmé parmi les pivots les plus performants de la compétition.

7e — Moses Wright (Žalgiris Kaunas)
Moses Wright a joué un rôle majeur dans la très belle campagne du Žalgiris Kaunas. L'intérieur américain a enregistré 13,2 points, 6,5 rebonds et 0,9 contre de moyenne en 42 matchs, avec une efficacité de plus de 60 % aux tirs. Sa capacité à se projeter, à finir près du panier et à protéger le cercle a apporté un équilibre indispensable au collectif lituanien. Aux côtés de Sylvain Francisco, il a constitué l'un des points d'appui les plus fiables de l'équipe tout au long de la saison.
Cinquième de la saison régulière avec 23 victoires, le Žalgiris a retrouvé les playoffs et s'est offert une confrontation avec Fenerbahçe. Malgré une élimination 3-1, le club de Kaunas a confirmé son retour parmi les équipes les plus compétitives d'Europe. Wright a été l'un des grands bénéficiaires de cette dynamique, mais aussi l'un de ses principaux moteurs. Sa septième place souligne l'importance d'un joueur dont la contribution dépasse largement les seules statistiques de scoring.

6e — Elijah Bryant (Hapoel Tel-Aviv)
Elijah Bryant a été l'un des joueurs les plus complets de l'EuroLeague cette saison. Pour sa première campagne avec l'Hapoel Tel-Aviv dans la compétition, l'arrière américain a tourné à 15,4 points, 5,2 rebonds et 3,3 passes décisives de moyenne. Capable de marquer, de créer pour ses partenaires et de participer activement au rebond, Bryant s'est distingué par sa polyvalence et sa régularité. Son influence ne s'est pas limitée à un seul domaine du jeu, ce qui lui a permis de s'imposer parmi les principaux candidats au MVP de saison régulière.
Troisième du vote pour cette récompense, derrière Sasha Vezenkov et Sylvain Francisco, Bryant a largement contribué à la sixième place de l'Hapoel, directement qualifié pour les playoffs. L'élimination contre le Real Madrid en quarts de finale a toutefois empêché le club israélien de prolonger son parcours jusqu'au Final Four. Une déception collective qui n'enlève rien à la qualité de sa saison individuelle. Avec sa constance et son rôle de leader, Bryant mérite pleinement sa place parmi les six premiers de notre classement.

5e — Jean Montero (Valencia Basket)
À seulement 22 ans, Jean Montero a franchi un nouveau cap dans sa jeune carrière. Le meneur dominicain a terminé la saison avec 14,4 points, 4,8 passes décisives et 3 rebonds de moyenne, s'imposant comme l'un des principaux créateurs de Valencia Basket. Rapide, imprévisible et particulièrement dangereux lorsqu'il attaque le cercle, Montero a été l'un des moteurs d'une équipe valencienne qui a longtemps figuré parmi les meilleures formations de la compétition. Sa progression lui a également valu le trophée de Rising Star de l'EuroLeague.
Mais c'est surtout lors des playoffs que Montero a changé de dimension. Mené 2-0 par le Panathinaikos, Valencia a réalisé un renversement spectaculaire pour remporter la série 3-2 et se qualifier pour le premier Final Four de son histoire. Le Dominicain a été exceptionnel pendant ces cinq rencontres, avec 18,6 points, 5,8 passes décisives et 1,4 interception de moyenne, remportant le titre de MVP des playoffs. Cette capacité à élever son niveau dans les moments les plus importants constitue l'un des arguments majeurs de sa cinquième place.

4e — Nikola Milutinov (Olympiacos)
Nikola Milutinov a été l'un des grands artisans de la domination de l'Olympiacos. Le pivot serbe a compilé 10,2 points, 7,2 rebonds et 1,4 passe décisive de moyenne, tout en terminant parmi les meilleurs joueurs de la compétition à l'évaluation. Véritable référence au rebond, il a constamment pesé sur les défenses adverses. Son jeu dos au panier, sa présence physique et son activité sous les deux cercles ont constitué des atouts essentiels dans l'équilibre de l'équipe grecque.
Premier de la saison régulière avec 26 victoires, l'Olympiacos a ensuite éliminé Monaco puis Fenerbahçe avant de battre le Real Madrid en finale, 92-85. Milutinov a ainsi ajouté un titre de champion d'Europe à une saison déjà remarquable sur le plan individuel. Sa quatrième place récompense autant sa régularité que son importance dans le collectif champion. Moins spectaculaire que certains arrières, il a pourtant été l'un des joueurs les plus déterminants de la compétition, semaine après semaine.

3e — Trey Lyles (Real Madrid)
Pour sa première saison en EuroLeague, Trey Lyles n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour s'adapter au basket européen. L'ancien joueur NBA s'est immédiatement imposé comme une arme offensive majeure du Real Madrid, terminant la compétition avec 13,5 points, 4,5 rebonds et 1,5 passe décisive de moyenne. Capable de jouer près du cercle comme de sanctionner derrière la ligne à trois points, l'intérieur canadien a apporté une polyvalence particulièrement difficile à contenir. En saison régulière, il a notamment affiché une réussite de 44,3 % à trois points, preuve de son efficacité extérieure.
Troisième de la saison régulière avec 24 victoires, le Real Madrid a ensuite écarté l'Hapoel Tel-Aviv puis Valencia pour rejoindre la finale de l'EuroLeague. Face à l'Olympiacos, les Madrilènes se sont finalement inclinés 92-85, échouant à une victoire du titre. Lyles aura néanmoins été l'une des grandes satisfactions de leur saison européenne. Son adaptation immédiate, sa régularité offensive et son rôle dans le parcours jusqu'à la finale lui permettent de monter sur la troisième marche de notre podium.

2e — Sylvain Francisco (Žalgiris Kaunas)
Sylvain Francisco a réalisé la plus grande saison de sa carrière en EuroLeague. Le meneur français a terminé l'exercice avec 16,5 points, 6,5 passes décisives et 2,9 rebonds de moyenne, s'imposant comme l'un des meilleurs créateurs du continent. À la fois scoreur et organisateur, il a porté une grande partie des responsabilités offensives du Žalgiris Kaunas, alternant tirs longue distance, pénétrations et passes décisives. Ses performances lui ont permis de terminer deuxième du vote pour le MVP de saison régulière, derrière Sasha Vezenkov.
Sous son impulsion, le Žalgiris a terminé cinquième de la saison régulière avec 23 victoires, avant de s'incliner face à Fenerbahçe en quarts de finale. Si l'absence de Final Four constitue la principale limite de sa candidature, elle ne doit pas faire oublier l'ampleur de sa saison. Francisco a été le visage d'une équipe capable de rivaliser avec les meilleures formations européennes, en assumant soir après soir un rôle central. Sa deuxième place récompense cette domination individuelle et son influence considérable sur le parcours du club lituanien.

1er — Sasha Vezenkov (Olympiacos)
Il n'y avait finalement que peu de suspense pour la première place. Sasha Vezenkov est notre Ballon d'Or EuroStep_FR 2026. L'ailier fort bulgare a une nouvelle fois dominé la compétition, avec 19 points, 6,4 rebonds et 1,3 passe décisive de moyenne sur l'ensemble de sa campagne européenne. Meilleur marqueur de la saison régulière, également en tête de l'évaluation moyenne, Vezenkov a multiplié les performances de très haut niveau tout en affichant une remarquable constance. Déjà sacré MVP en 2023, il a retrouvé cette distinction individuelle en 2026, confirmant son statut de référence absolue au poste d'ailier fort en Europe.
Mais cette saison possède une dimension supplémentaire : le titre de champion d'EuroLeague. Après avoir terminé en tête de la saison régulière, l'Olympiacos a franchi tous les obstacles jusqu'à la finale remportée contre le Real Madrid. Même si Evan Fournier s'est particulièrement illustré lors du Final Four, Vezenkov a été le principal visage de cette équipe pendant toute la campagne. MVP, meilleur marqueur et champion d'Europe : difficile d'imaginer un dossier plus complet. Pour cette première édition du Ballon d'Or imaginée par EuroStep_FR, le Bulgare s'impose comme une évidence.

Au terme d'une saison riche en performances individuelles et en rebondissements, ce premier Ballon d'Or imaginé par EuroStep_FR met en lumière toute la diversité des talents qui font aujourd'hui la richesse de l'EuroLeague. Si Sasha Vezenkov apparaît comme un vainqueur incontestable, les places derrière lui témoignent d'une compétition toujours plus relevée, où les performances individuelles, la régularité et les résultats collectifs peuvent faire la différence.
Ce classement reste naturellement ouvert au débat : certains joueurs auraient pu prétendre à une meilleure position, tandis que d'autres, absents de notre Top 10, ont également marqué la saison. C'est aussi tout l'intérêt de cet exercice : proposer un autre regard sur l'année écoulée et ouvrir la discussion autour d'une question aussi simple que passionnante : qui a réellement été le meilleur joueur d'Europe ?
EuroStep_FR

